|
Lors de son retour dans l’atmosphère, la navette spatiale a une vitesse de 7,8km/s (Mach 25). Il faut impérativement que son angle d’attaque soit de 40° ; avec un angle supérieur la navette rebondirait sur l’atmosphère, avec un angle inférieur la température augmenterait jusqu’à la surchauffe à cause d’une vitesse excessive. Cet angle magique, contrôlé par ordinateur, n’empêche pas cette augmentation de la température de la navette spatiale qui est due aux frottements avec les couches atmosphériques et à la décélération aérodynamique puisque la navette passe de Mach 25 à 350 km/h. C’est pourquoi sont installées, avant le départ, manuellement, quelque 25.000 tuiles protectrices et des « couvertures thermiques » qui vont permettre de résister jusqu’à des températures de 1093°C. La longueur des tuiles peut aller jusqu’à 76cm et leur épaisseur varie entre 6,35 et 50,8mm. Les parties les plus exposées, le nez et le bord d’attaque des ailes, sont recouvertes de matériaux en carbone-carbone renforcé qui vont résister jusqu’à des températures de 1648°C.
 |
| Photo de la navette spatiale Discovery approchant la station spaciale internationale. Toutes les parties noires de la navettes sont forment le bouclier thermique. Pour info: sur la gauche de l'image, le lac de Neuchatel (Suisse) et la ville d'Yverdon. |
| Source: NASA |
L’objectif de ces protections est double : diminuer la température extérieure à moins de 177°C ( température jusqu’à laquelle peut résister la carlingue de la navette) lors du retour dans l’atmosphère et assurer une protection thermique lorsque la navette est dans l’espace hors de l’atmosphère, la partie au soleil de la navette est soumise à une température de 121°C tandis que la partie à l’ombre est à –101°C !
L’espace c’est le bonheur des extrêmes !
 |
| Présentation en Anglais de ces informations avec en plus des images spectaculaires. |
| Source: NASA |
|