| Est-ce que les arbres se parlent? | |||
| Pour les enfants et les parents |
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On imagine facilement que les animaux parlent (Cf nos dessins animés favoris). Les écrivains rêvent facilement «du temps où les bêtes parlaient» : on trouve cette expression chez Rabelais (Pantagruel, ch.XV), dans une fable de La Fontaine (« le lion amoureux », Fables, IV, 1) ; « Au temps où les bêtes parlaient » est le titre d’un poème de Raoul Ponchon (dans La Muse gaillarde, 1939), et le titre d’un volume de contes de Philippe et Ré Soupault (le tome 1 des 5 volumes des Histoires merveilleuses des cinq continents (1975)).
Mais est-ce que les arbres se parlent? Oui, dans certains romans comme Le Seigneur des Anneaux de Tolkien. Mais ailleurs on n’a jamais vu d’arbre nous adresser la parole! Pour le poète Francis Ponge, (« Faune et flore », Le Parti des choses, 1942), les arbres sont l’image d’une sorte d’enfer : "ils n’ont pas de voix et ne parviennent pas à s’exprimer, sinon par les contorsions de leurs poses".
Mais justement… Car qu’est-ce que "parler"? Trop souvent nous ramenons cette idée à nous, à l’image d’un échange de sons qui forment des mots intelligibles, compréhensibles pour qui connaît la langue dans laquelle nous nous exprimons. Mais on peut parler sans aucun son : pensez au langage des signes, aux fourmis qui s’échangent des informations via des substances chimiques… En extrapolant, ne peut-on pas dire que parler, c’est un échange d’informations entre des êtres vivants qui se comprennent, bien sûr!
Dans ce cas, il y a un cas scientifiquement avéré d’échange d’informations entre arbres d’une même espèce ! En effet, certains acacias d’Afrique, lorsqu’ils se font manger les feuilles par des antilopes, sécrètent une substance qui entraîne la fabrication de certains types de tanins qui ont la particularité de donner un goût désagréable aux feuilles, voire qui les rendent toxiques pour les herbivores. Jusque là rien de bien surprenant (enfin malgré tout, la plante a développé un moyen d’autodéfense !), sauf que tous les acacias voisins se mettent également à sécréter ces tanins sans même avoir subi l’agression des antilopes! Tout se passe comme si le malheureux acacia qui se fait grignoter, alertait ses voisins de la menace, en sécrétant une substance volatile qui déclenche chez eux également la synthèse de tanins et leur permet ainsi de se protéger.
Il y a encore un exemple prouvé d’échange inter-espèces cette fois-ci : certains jeunes plants de maïs, attaqués par des insectes herbivores, émettent une substance chimique (du type terpenoïde) qui attire les guêpes prédateurs de ces insectes !
| Exemple de terpènes: |
| Les terpènes sont des dérivés de l’isoprène: |
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| Un exemple bien connu, le β-Carotène : c’est le pigment orange que l’on retrouve dans de nombreux légumes comme la carotte : |
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