|
Pour se développer, les plantes ont besoin d’azote (N), de calcium (Ca), de potassium (K), et de phosphore (P) en quantité importante, et, en quantité moindre, d’éléments tout aussi importants comme le fer (Fe), le Zinc (Zn), le manganèse (Mn). Ces éléments, dont la liste n’est pas exhaustive, une plante ordinaire les puise dans la terre. Mais certaines plantes qui vivent sur des terrains pauvres et inhospitaliers ont dû s’adapter pour compenser le manque d’apport nutritionnel du sol. Certaines sont devenues carnivores. Des fossiles montrent qu’il y a 85 millions d’années il existait déjà des plantes de ce type !
On trouve des plantes carnivores dans le monde entier, elles vivent au bord (voire dans) des eaux de pH acide (lacs, mares …), sur des sols sableux, dans des tourbières (marais) ou bien sur des arbres qu’elles utilisent comme supports sans les parasiter (épiphytes).
Les plantes carnivores attirent leurs proies en se parant de couleurs vives ou en sécrétant des odeurs alléchantes.
Voici les principaux procédés de capture. La dionée, possède des feuilles mâchoires qui se referment en moins d’une seconde sur la proie qui vient de chatouiller leurs senseurs. Le droséra présente, sur sa feuille, des poils couverts de glu auxquels se collent les proies. D’autres espèces, comme la Sarracenia, ont développé des feuilles - toboggan sur lesquelles les proies glissent pour tomber dans un réceptacle rempli d’eau où elles meurent noyées. D’autres, comme la Cobra (ou darlingtonia), présentent une urne renversée dont le dessus forme une sorte de vitrail qui laisse passer la lumière. La proie qui y pénètre, fascinée par ce « vitrail », ne retrouve jamais la sortie et tombe épuisée dans le fond de la tige. La digestion des proies se fait essentiellement par des enzymes, mais pour certains spécimens, elle est réalisée par des bactéries ou des champignons.
|